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Revue de presse
12 février 2007 : revue de presse du 12 février 2007
TABAC
Interdiction de fumer dans les lieux publics
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« Une semaine d’interdiction et toujours des questions » titre l’AFP qui fait un point sur les questions posées par les internautes sur le site Droits des Non Fumeurs (4700 visites depuis le 1er février). Rapportant que selon la responsable de communication de DNF, les internautes trouvent sur le site des réponses à leurs questions « basiques » et posent des questions de plus en plus « pointues », l’agence évoque de véritables « cas d’école » comme celui de ce fumeur « seul salarié » de son entreprise qui travaille à son domicile et demande sur « le mode de la provocation » s’il doit apposer des panneaux d’information et sortir fumer à l’extérieur. DNF qui répond qu’évidemment personne ne viendra se plaindre de son tabagisme, signale que toutefois s’il utilise « une seule fois les services d’une société d’entretien ou de maintenance », le fait de ne pas avoir apposé le panneau d’interdiction de fumer pourra lui être reproché. L’agence voit « plus surprenant » encore avec un témoignage qui fait état du non respect de l’interdiction à la cafétéria d’une IUT d’informatique, ou la question de cet internaute qui demande si l’interdiction est applicable « dans une faculté de médecine ». A Koka, non fumeur qui s’inquiète pour ses amis fumeurs parce que son patron leur a interdit de fumer dans les zones « extérieures » de l’entreprise, DNF répond qu’il « peut décider l’interdiction totale de fumer dans tous les espaces qui sont sous son autorité » et « même ne pas autoriser les sorties de l’établissement pendant les pauses courtes qui d’ailleurs n’ont pas de caractère obligatoire ». Evoquant de nombreuses questions sur les sanctions encourues, l’agence mentionne celle d’un chauffeur de camions salarié qui demande si la police peut lui « dresser un procès verbal » s’il fume avec un passager. Réponse de DNF « La sanction de ce type d’infraction relève en premier lieu de l’autorité disciplinaire de l’employeur mais il n’est pas interdit de penser qu’un agent de police judiciaire puisse vous dresser procès verbal ».
D’après l’AFP le Conseil général de Seine et Marne qui avait interdit par note du 25 janvier à ses salariés de sortir fumer (voir revue de presse du 9 février), est revenu sur cette mesure, n ’ayant " jamais eu l’intention d’engager des sanctions »contre les fumeurs". D’après l’agence, le conseil général qui a reconnu une « note très maladroite », a précisé « nous souhaitions seulement informer nos agents qu’à partir du moment où ils fument dehors, ils ne sont plus sous la responsabilité juridique de leur employeur (...) s’il leur arrive quelque chose c’est de leur responsabilité ». Selon la porte parole du conseil général, les agents pourront continuer à fumer à l’extérieur, y compris dans les cours intérieures ou jardins non couverts.
Dans LA CROIX de samedi, une chronique de Bruno Frappat intitulée « ça se passe sur le trottoir ». Le chroniqueur qui observe « les fumeurs font le trottoir (...) la loi les y contraint (...) ils et elles s’exposent (...) comme les cageots, les papiers froissés et autres éléments décoratifs », relève que « certains marchent pour se donner une contenance (..) qu’ils se serrent les coudes, ils s’en amusent et commencent à s’en lasser » sachant « qu’ils ont un peu honte ou pas du tout (...) rigolent de manière forcée parfois » ou « ressentent des bouffées de colère » : « la prochaine fois ce sera quoi ? la décharge publique ? ». Evoquant le regard des passants, Bruno Frappat, souligne qu’il y a « les charitables qui les félicitent pour l’effort accompli », les « muets » dont la « légère crispations des lèvres » peut signifier aussi bien « bon débarras » « qu’admirable », les « absolutistes » qui réclament que « l’on se mette de côté pour éviter le rideau de fumée », les « doctes » : « cela ne peut pas vous faire de mal » », mais aussi les « secourables, les ricaneurs, les indifférents, les narquois, les méchants : « Vous faites aussi des pauses - travail ». Le journaliste qui affirme « il ne leur suffisait pas de se pourrir l’existence et de raccourcir l’espérance de vie, maintenant ils son bêtes de foire et de trottoir, livrés au regard des autres », déplore « la loi (...) les renvoie à leur esclavage qui d’intime est devenu public. Sur le pavé. Dehors comme des exclus. Des tarés. Des stigmatisés ». Et de constater « une nouvelle ethnie est parquée dehors ».
« Vers une discrimination antifumeurs ? » interroge LE FIGARO - ENTREPRISES qui rapporte que Norbert Faure, consultant dans un cabinet de conseil en ressources humaines « s’inquiète du risque de discrimination qui guette les accros à la nicotine » car refuser un fumeur semble légal depuis que la Commission européenne a donné raison à un patron irlandais qui annonçait vouloir recruter un non fumeur, sachant par ailleurs que l’OMS précise qu’elle « ne recrute pas de consommateurs de tabac sous quelque forme que ce soit ». D’après ce consultant « Le coût de la santé est de plus en plus à la charge de l’entreprise via les mutuelles et le risque juridique de procédures liées au tabagisme passif s’intensifie » ce qui va « pousser les entreprises à opter plutôt pour un non fumeur à compétences égales ». D’après l’agence, Norbert Faure qui « milite pour que l’aspiration actuelle des entreprises à la diversité bénéficie également aux fumeurs (...) ne se fait pas trop d’illusions », et selon lui « leur avenir est d’arrêter de fumer ».
Sevrage tabagique
« Faut-il croire à la nouvelle pilule ? » se demande LE PARISIEN de lundi qui signale que le Champix, nouveau médicament pour arrêter de fumer, est commercialisé aujourd’hui. Le journal qui observe « qu’il promet d’éteindre tout plaisir de la cigarette dans le cerveau au bout de trois mois », avertit « attention toutefois de ne pas croire au mirage ». Indiquant que selon de nombreux tabacologues, ce produit est une « grande avancée » dans l’aide au sevrage tabagique, le quotidien note que le Champix agit sur le cerveau afin que la cigarette ne procure plus de plaisir ; les fumeurs qui l’ont testé avant sa commercialisation précisant que son effet est très rapide car dès la fin de la première semaine ils n’ont plus qu’un goût de cendre dans la bouche quand ils fument. D’après le Parisien toutefois, après un an, moins d’un quart des fumeurs (22%) sont abstinents contre 16% pour le Zyban, une différence « plutôt faible » qui montre que le Champix « n’est pas un médicament miracle ». Le journal qui mentionne des effets secondaires qui n’ont « rien de grave » selon un tabacologue, souligne que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé « a décidé de surveiller de très près » ce médicament en le soumettant au plan de gestion des risques, une « procédure classique de pharmacovigilance ».
En encadré le journal précise que le Champix est « plutôt préconisé pour les gros fumeurs » selon le tabacologue Henri-Jean Aubin, mais qu’aucune étude n’a été menée sur les mineurs, les femmes enceintes et les personnes âgées pour les quelle la molécule « n’est pas recommandée » selon le laboratoire Pfizer. D’après le quotidien, le traitement qui s’obtient sur ordonnance, dure 12 semaines, renouvelables une fois, pour un coût de 3 à 4 euros par jour.
Un entretien avec le Dr Emmanuel Khalatbari, responsable des consultations de tabacologie des hôpitaux de Lyon, qui affirme que ce traitement est « une grosse arnaque, comme pour tous les autres produits d’aide au sevrage tabagique ». Selon lui « les laboratoires pharmaceutiques prennent les fumeurs pour des idiots » car « tout le monde sait qu’à terme aucun des traitements (...) ne marche » avec des « taux de réussite à un an (...) ridicules ». Sur le remboursement des traitements par la sécurité sociale, il dit « On dérembourse la vitamine C et on rembourse la nicotine qui est une substance toxique et un vrai pesticide pour le cerveau. C’est un scandale ! ». Affirmant que la nicotine sert à tuer les insectes dans l’agriculture et que l’on ne sait pas exactement comment agit le Bupropion et les risques qu’il peut engendrer, il précise qu’il a écrit « au ministre de la santé pour lui demander une nouvelle évaluation des produits d’aide au sevrage ». Selon lui « la propagande pour ces médicaments doit cesser » car « la dépendance à la cigarette n’a rien à voir avec la nicotine » si non « il y a longtemps qu’on verrait des fumeurs se faire des shoots de nicotine ». Assurant que la dépendance à la cigarette est « émotionnelle » car tenir une cigarette c’est « comme tripoter son doudou pour un enfant », le médecin déclare que c’est sur « cet attachement émotionnel qu’il faut travailler ».
Le témoignage de Dominique qui a fumé 30 cigarettes par jour pendant 24 ans et a testé le Champix. Il dit avoir essayé toutes les méthodes pour arrêter et précise qu’après quelques jours de traitement au Champix, la cigarette commençait à le dégoûter puis que « petit à petit (il a) totalement arrêté et sans aucune contrainte ». Précisant que son traitement a duré 12 semaines avec six mois de suivi, le journal souligne qu’en mai cela fera deux ans qu’il a arrêté de fumer et qu’il ne ressent aucun manque.
Et aussi le témoignage de Nathalie qui fumait plus d’un paquet par jour depuis dix ans et a également testé le Champix. Elle dit n’avoir eu aucun mal à arrêter la cigarette qui l’écoeurait mais avoir été victime de nausées et d’une irruption de boutons d’acnée sur tout le corps. D’après le journal, elle a malgré tout tenu bon pendant plus d’un an mais elle a rechuté après le décès de sa mère. Toutefois elle n’arrive plus à fumer aujourd’hui que deux cigarettes par jour et « uniquement des menthols ». Elle assure « pour moi c’est un produit efficace ».
Dans sa rubrique « Voix express » Le Parisien a demandé à des fumeurs « Essaierez vous le Champix ? ». Deux d’entre eux répondent par la négative et trois par l’affirmative.
Un point technique sur le Champix dans le FIGARO MAGAZINE
Dentition et tabac
FEMME ACTUELLE qui voit « Cinq bonnes raisons d’aller chez le dentiste », indique que « tabac et dents ne font pas bon ménage » car les fumeurs « ont plus de difficultés à maintenir une bonne hygiène bucco dentaire » et ont « six à sept fois plus de risque de perdre leurs dents que les non fumeurs », ceci « non seulement parce qu’ils ont une prédisposition à développer des maladies parodontales sévères mais aussi parce que le tabac altère la cicatrisation des tissus osseux et gingivaux ce qui rend les traitements moins efficaces ».
ALCOOL
Producteurs d’alcool et Cour des comptes
L’AFP signale qu’après les critiques de la Cour des comptes sur l’inefficacité de la politique de lutte contre l’alcoolisme, les producteurs d’alcool ont déclaré qu’ une politique de lutte contre l’alcoolisme n’était pas « incompatible » avec le poids économique du secteur des boissons alcoolisées en France. Selon Alex Capitant, directeur général d’Entreprise et Prévention, « En France, le consensus et l’action sont pourtant possibles dès lors qu’on s’attaque à l’abus d’alcool sous toutes ses formes et non à son usage ». D’après l’agence, sur la notion de modération, que la Cour juge « ambiguë », Entreprise et Prévention souligne qu’elle fait « l’objet d’un consensus de la part de tous les secteurs professionnels sur la base d’une consommation inférieure ou égale aux seuils définis par l’OMS, soit pas plus de deux verres par jour pour les femmes et trois verres pour les hommes », et toujours selon l’association « la prévention devrait être développée et se concentrer sur les risques liés à une consommation excessive ou inappropriée ».
Vin - déclaration
MARIANNE affirme que Gérard Larcher « un ministre terroir, le seul à pouvoir tomber en pâmoison devant des photos d’ animaux de ferme » est « le seul, aussi, à s’exclamer quand on lui fait remarquer que Sarkozy n’aime pas le vin : « Il faudra bien qu’il s’y mette ».
Sécurité routière
L’AFP indique que réagissant aux mauvais chiffres de la sécurité routière, le Premier ministre a annoncé que des « Rencontres » seront organisées en mars sur ce thème entre l’Etat et les associations. L’AFP souligne à cette occasion que selon l’Observatoire interministériel de sécurité routière, il y aurait 30% de tués en moins sur les routes si tous les usagers respectaient le taux d’alcoolémie autorisé au volant.
LE FIGARO de samedi reprend ce chiffre.
CANNABIS
LE FIGARO de samedi signale que selon une étude menée par des universitaires américains, le cannabis perturbe les processus de mémorisation du cerveau. D’après le journal, ces chercheurs, ont réussi à mesurer les ondes qui parcourent le cerveau de rats éveillés et à montrer que le cannabis, à doses comparables de celles présentes chez les consommateurs, supprime ses oscillations électriques. Christophe Bernard, chercheur à l’Inserm, souligne « quand les réseaux de neurones perdent leur activité synchrone, les rats ne sont plus capables d’effectuer un apprentissage (...) nous avions déjà montré l’an passé que le cannabis perturbait la formation des réseaux de neurones dans le développement du cerveau, ce que confirme la proportion élevée d’enfants ayant un retard mental chez les mères fumeuses. Cette nouvelle étude démontre une même activité perturbatrice pour le fonctionnement cérébral adulte ». Le Pr Costentin affirme pour sa part « tout le monde connaît l’effet négatif du cannabis sur la mémoire et l’apprentissage. Cette étude montre pour la première fois comment le fonctionnement électrophysiologique du cerveau est affecté par le cannabis ».
INTERNATIONAL
Grande Bretagne - cannabis - leader du parti conservateur
L’AFP qui signale que David Cameron, leader du parti conservateur britannique, a admis hier avoir fait dans le passé des choses qu’il « n’aurait pas dû faire et les regretter », souligne qu’il a refusé de répondre aux allégations selon lesquelles il aurait, étudiant, fumé du cannabis. D’après l’agence, un livre qui lui est consacré et dont des extraits ont été publié hier dans l’Independent on Sunday, révèle que « David Cameron faisait partie d’un groupe d’étudiants accusés d’avoir consommé du cannabis en 1982 au prestigieux collège d’Eton ». Rapportant que selon cette biographie, M. Cameron avait écopé d’une amende, été confiné au collège pendant plusieurs jours et contraint à copier en latin des passages de Virgile, l’agence précise qu’il avait ainsi évité une sanction plus sévère alors que certains de ses camarades qui faisaient office de revendeurs avaient été exclus.
Brésil -trafiquants - violences
L’AFP annonce que neuf personnes dont un policier ont été tuées hier dans une fusillade lorsque les narcotrafiquants ont essayé de reprendre le contrôle d’une favela de Rio occupée par des milices para- policières. L’agence indique que ces milices, sont composées de groupes de policiers et de pompiers qui envahissent les favelas pour en expulser les trafiquants et vendre leur « protection » à la population.
DOPAGE
LE FIGARO-SPORT indique que selon le directeur de l’Agence Mondiale Antidopage, un test capable de déceler la prise d’hormone de croissance durant « une fenêtre de deux jours » sera disponible début 2008 alors que mi 2008 un autre test pourra quant à lui couvrir la période des dix jours précédents.
D’après LA CROIX de samedi, « Le dopage ne décourage pas les sponsors du cyclisme » puisque « malgré la multiplication des affaires » ils « n’ont pas déserté le peloton » sachant toutefois que « de nouveaux dérapages pourraient les inciter à prendre leur distance » afin de ne pas écorner leur image. Selon le directeur d’une agence spécialisée dans le sponsoring sportif « il est clair que le dopage n’est pas grave pour le grand public » (..) cela fait complètement partie du système ». Toutefois selon le PDG de la Française des Jeux, les sondages « commencent à montrer des tendances préoccupantes », et le directeur d’une société de crédit à la consommation constate « ces affaires sont préoccupantes (...) s’il continue à y avoir de gros problèmes cela va décourager les chefs d’entreprise. Et si le contexte devient impossible, à l’impossible nul n’est tenu ». Le directeur de l’agence de sponsoring souligne que cependant « il y a tout un aspect contractuel et préventif qui se développe » avec des projets de « licences à point » pour sanctionner les équipes accumulant les manquements individuels, ce qui « va forcément jouer sur les négociations entre acheteurs et vendeurs ».
LUTTE CONTRE LE TRAFIC
MARIANNE évoque « le paradoxe » de Chanteloup - les - Vignes, a nouveau touché par des violences le 2 février. D’après l’hebdo, alors qu’une politique de développement économique et de rénovation urbaine redonne espoir à la population, un « noyau dur de voyous mobilisés par des dealers défendent leur dernier pré carré à la Noë ou à la Vigne Blanche ». Affirmant que « la réponse façon Sarkozy n’a rien réglé » car les CRS méconnaissaient le terrain, le magazine rapporte les propos du maire UMP Pierre Cardo qui déplore « trop longtemps, la police d’investigation a cru que Chanteloup n’abritait pas de gros trafics, or nous voyons les ravages de la drogue sur les gamins ». Un père de famille assure « Les parents vont briser la loi du silence en s’investissant auprès des jeunes ».
Une « revue de presse » est une synthèse des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de la MILDT est réalisée à partir de l’AFP, de la presse quotidienne nationale et de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public. A ce jour, pour des raisons d’organisation, elle ne peut tenir compte de la presse quotidienne régionale, de la presse spécialisée et de la presse internationale.



